
Perdue dans ton sourire
j’ai cru à l’absurde,
à l’absurde mystère de l’amour.
Perdue dans ton sourire
unique entre mille
j’ai jeté à la mer mes idéaux
pour te vouloir comme tu es
un absurde mystère à explorer
renfermé dans un sourire.

Perdue dans ton sourire
j’ai cru à l’absurde,
à l’absurde mystère de l’amour.
Perdue dans ton sourire
unique entre mille
j’ai jeté à la mer mes idéaux
pour te vouloir comme tu es
un absurde mystère à explorer
renfermé dans un sourire.
Ensemble nous avons parcouru
un bout de chemin
alors que le train filait :
d’un côté, de vertes collines,de l’autre, la mer.
Nous parlions,
un peu de moi, un peu de toi,
une gaieté contagieuse
nous rendait légers.
Nous nous sommes perdus,
de nouveau rencontrés,
sans toujours nous comprendre.
Je te revois
après tous ces lustres,
je te cherche
dans mes souvenirs
au-delà des marques du temps :
ce que tu étais hier
n’apparaît qu’avec peine
dans ce que tu es aujourd’hui,
mais quand, en un éclair,
soudain je te retrouve,
sur ton visage
les gifles du temps
semblent bien insignifiantes.

Je m’en vais de la journée
modelée par ta chaleur
qui la nuit m’envahit.
J’ai commencé
à vivre en toi
et toi en moi
et la vie n’a pas de sens
si ton souffle
n’est pas mon souffle
si ta lumière
n’est pas ma lumière
si tes frissons
ne sont pas mes frissons
ta sève
ma sève.Je m’en vais de la journée
pour te chercher
de nouveau la nuit
comme une terre brûlée
assoiffée de pluie.

Tes cheveux noirs
mes cheveux noirs
ta peau brune
ma peau brune
ton sérieux
mon sérieux
tes barrages
mes barrages
ta mégalomanie
ma mégalomanie
tes étrangetés
mes étrangetés
ton orgueil
mon orgueil
et ton menton qui tremble
comme le mien tremble
quand nous nous rencontrons
et un cercle de lumière
divin
nous entoure alors
visible
presque palpable
pour nous
pour les autres
qui envieux
nous jettent de la boue.

Cet été
Je serai avec toi à la mer
Je veux humer ta peau salée
Rougie par le soleil
Et regarder tes yeux
Qui captent les rayons
Réfléchis par les vagues
Et y entrer avec mes yeux
Et en eux me perdre
Pour être toi
Devenir une molécule
De tes molécules
Pour atténuer cette fièvre d’amour
Qui brûle plus que le soleil
Que même la mer
Ne parvient à apaiser