liza fieni

7 février, 2009

Les gifles du temps

Enregistré dans : amour poèmes — lizafieni @ 19:26

Ensemble nous avons parcouru
un bout de chemin
alors que le train filait :
d'un côté, de vertes collines,de l'autre, la mer.
Nous parlions,
un peu de moi, un peu de toi,
une gaieté contagieuse
nous rendait légers.
Nous nous sommes perdus,
de nouveau rencontrés,
sans toujours nous comprendre.
Je te revois
après tous ces lustres,
je te cherche
dans mes souvenirs
au-delà des marques du temps :
ce que tu étais hier
n'apparaît qu'avec peine
dans ce que tu es aujourd'hui,
mais quand, en un éclair,
soudain je te retrouve,
sur ton visage
les gifles du temps
semblent bien insignifiantes.




15 décembre, 2008

Modelée

Enregistré dans : amour poèmes — lizafieni @ 19:38

Je m'en vais de la journée
modelée par ta chaleur
qui la nuit m'envahit.
J'ai commencé
à vivre en toi
et toi en moi
et la vie n'a pas de sens
si ton souffle
n'est pas mon souffle
si ta lumière
n'est pas ma lumière
si tes frissons
ne sont pas mes frissons
ta sève
ma sève.
Je m'en vais de la journée
pour te chercher
de nouveau la nuit
comme une terre brûlée
assoiffée de pluie.

* * *

Enregistré dans : amour poèmes — lizafieni @ 19:38

24 août, 2008

Symétries

Enregistré dans : amour, amour poèmes — lizafieni @ 16:19

 
Tes cheveux noirs
mes cheveux noirs
ta peau brune
ma peau brune
ton sérieux
mon sérieux
tes barrages
mes barrages
ta mégalomanie
ma mégalomanie
tes étrangetés
mes étrangetés
ton orgueil
mon orgueil
et ton menton qui tremble
comme le mien tremble
quand nous nous rencontrons
et un cercle de lumière
divin
nous entoure alors
visible
presque palpable
pour nous
pour les autres
qui envieux
nous jettent de la boue.




22 juillet, 2008

Cet été

Enregistré dans : amour — lizafieni @ 8:02

 

Cet été
Je serai avec toi à la mer
Je veux humer ta peau salée
Rougie par le soleil
Et regarder tes yeux
Qui captent les rayons
Réfléchis par les vagues
Et y entrer avec mes yeux
Et en eux me perdre
Pour être toi
Devenir une molécule
De tes molécules
Pour atténuer cette fièvre d'amour
Qui brûle plus que le soleil
Que même la mer
Ne parvient à apaiser

24 mai, 2008

Enregistré dans : amour poèmes — lizafieni @ 2:30

 

Une étincelle de vie
et stupéfaits
nous nous demandons pourquoi :
le pourquoi de la joie
du soleil qui dore,
le pourquoi de la douleur
qui creuse,
qui plie,
qui blesse,
dans la conscience
de la fin.

6 mai, 2008

Cet été

Enregistré dans : amour, amour poèmes — lizafieni @ 10:15

 

Cet été
Je serai avec toi à la mer
Je veux humer ta peau salée
Rougie par le soleil
Et regarder tes yeux
Qui captent les rayons
Réfléchis par les vagues
Et y entrer avec mes yeux
Et en eux me perdre
Pour être toi
Devenir une molécule
De tes molécules
Pour atténuer cette fièvre d'amour
Qui brûle plus que le soleil
Que même la mer
Ne parvient à apaiser




8 mars, 2008

les miettes

Enregistré dans : amour — lizafieni @ 10:09

 

 

Il y a les miettes de vie
accrochées aux bords
des rues,
couvertes par les buissons
afin que le vent
ne les disperse pas,
car elles sont un refuge sûr
pour les nuits de vent
quand elles ont été tirées
du bonheur.

Il y a les miettes de vie
enfermées dans les tiroirs
car la mémoire aussi
a jeté la clé
des moments difficiles,
décolorés sous le soleil d'été,
chargé le soir
d'ardents couchers.

l’arc-en-ciel coloré

Enregistré dans : amour — lizafieni @ 10:06

 

Mes pensées marchent
sur l'arc-en-ciel coloré
entre l'horizon net
et le ciel sur les champs
que mon cristallin lorgne.
La brume s'est dissipée
en larmes de pluie
qui a lavé mon visage,
ciré les plantes vertes
et nettoyé mon coeur.

sur la ligne de démarcation

Enregistré dans : amour, amour poèmes — lizafieni @ 10:01

 

Je me trouve
sur la ligne
de démarcation,
stupéfaite,
incertaine,
le souffle lourd
- une musique magique,
des yeux indiscrets -
il n'y a que le vent
qui caresse mes cheveux
et m'indique un point
à l'horizon.





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